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performances

MÉMORANDUM DE LA PESTE

D’après le livre de Georges Didi-Huberman

Fondation Fiminco le 27 novembre 2021

dans le cadre de l’exposition THE CROWN LETTER/PHOTODAYS


OREILLERS SONORES


Installation présentée dans le cadre du festival CITYSONIC, Mons, 2005

Des oreillers blancs habitent une pièce. Ils sont des chambres d’écoutes,

proposent  une posture intime. Ils contiennent tous quelques minutes

de composition originale.

Les oreillers sonores  alternent des sommeils et des veilles,

font entendre une musicalité de messes basses et d’ondes douces.

Surfaces tactiles et sonores.

L’association de l’objet avec le monde du sommeil fait déambuler

les auditeurs en somnambules.

La sensualité du contact avec la taie,

la musique venue de l’intérieur de l’oreiller veut offrir une expérience

tactile et supra-sensible du son,

l’expérience d’une autre forme de musique de chambre.

ÉCOUTEZ UN LOVE PILLOW

Installation présentée lors de – JAVAMOUR – Compagnie La Truc La Java, Paris, 2011


CORPS DE PLOMB

Moulage en feuille de plomb – 2005.



PERFORMANCES ORACULAIRES

En préfiguration d’ORAKL – une porte parole en cours de production.


TRAIL OF TEARS – la piste des larmes

Performance réalisée à la galerie Maubert septembre-decembre 2013

La piste des larmes, en Cherokee Nunna daul Insunyi

« la piste où ils ont pleuré », en anglais Trail of tears,

est le chemin du déplacement de plusieurs peuples amérindiens

par les Etats Unis entre 1831 et 1838.

Entre 4000 et 8000 d’entre-eux sont morts en chemin, de froid,

de faim ou d’épuisement, le long de La Piste des Larmes.

La parure de plumes qui borde la carte géographique des USA

évoque la mise en réserve, à l’écart, des Indiens

et les deux tracés phosphorescents, de nuit, évoquent les deux trajectoires

de La piste des larmes par voie fluviale ( Mississipi & Tennessee)

et par la terre tout autant que les deux écoulements de larmes

de part et d’autre d’un visage qui se souvient.

Teaser


A MAIN LEVÉE

Performance réalisée au Musée Picasso, Paris, le 22 mai 2016 avec Cyril Hernandez

A main levée est une tentative de reconstruction,

remodelage d’une œuvre détruite de main d’homme.

La performance propose deux temps : la projection d’une vidéo originelle,

 montrant le déroulé d’une destruction de statues antiques

suivi d’un procédé de retour arrière vidéographique qui permet

aux œuvres d’être reconstruites -restaurées, instantanément.

Puis le modelage en direct d’une forme, à l’aide d’un tour de potier,

accompagné en écho par les mains percussives d’un musicien alchimiste.

Cette performance de Manuela Morgaine travaille au corps

– et tout autant – la question de la puissance de création et de destruction

réalisées par la main de l’Homme. Ici se joue la nécessité

de réinventer A main levée une forme artistique continue,

dans le sillage de la création ininterrompue de Picasso

et ainsi créer une oeuvre dont le mouvement s’oppose

en se fabricant sous nos yeux, à sa propre destruction.  

©Guillaume Ledun

Teaser


PERFORMANCES GIVRÉES

BLANCHE NEIGE NUIT BLANCHE

Glace à son

5 octobre 2002 – 20 heures à 8 heures du matin

Parvis de la Gaité Lyrique, Paris

Le cercueil de verre conserve intacte Blanche Neige et la mémoire de son conte de fée.

La glace est source de transparence et de conservation.

Blanche Neige Nuit Blanche diffuse la mémoire d’un spectacle

ou tableau vivant blanc sur blanc, d’après le dramelet féérique de Robert Walser,

qui s’est crée au Centre Culturel Suisse un soir en décembre 2001.

Du spectacle, ici, sur le parvis de la gaité lyrique, il ne reste plus

que la matière visuelle et sonore : le bloc de glace, à échelle humaine,

figure du cercueil de Blanche Neige, parle et conserve la bande son,

la propage, tandis qu’il fond toute la nuit.

Une nuit blanche, c’est sa durée de vie.


ICEREMONY

projections sur glace de cérémonies de feu

Centre Culturel Suédois, Paris, Nuit Blanche, Octobre 2004

Les indiens d’Amérique, native americans, ont le secret du soleil et du feu.

Espèce survivante, genoux blessé, wounded knee, espèce échappée

à la voie de disparition. Iceremony conserve sa mémoire dans la glace.

La glace promet la conservation des visages et de leur Histoire.

Les vidéos de Pierre Lobstein, réalisées depuis quinze ans de

l’ Oklahoma au Nouveau Mexique, offre le regard et la parole de l’indien contemporain,

lui donne une forme inédite, lui fait don d’un point de vue, d’un cadre et  d’une aura.

La matière glace garde intacte et cristallise, diffuse et réfracte, maintient et propage l’aura.

Iceremony, Teaser 2003

Iceremony, 2003

ICELECTRIC

Impacts de foudre dans la glace

Centre Culturel Suédois, Paris 11 décembre 2006

dans le cadre de “Paris Illumine Paris”.

A la tombée de la nuit, une projection de plusieurs types de foudres dans

un bloc de glace placé comme paratonnerre dans la cour pavée de l’Hôtel de Marle.

Icelectric, 2005


OPÉRA

L’ART DE LA FIGUE

Opéra – Poème

L’Art de la figue a été imaginé en 1998.

Il a été crée pour la première fois dans le cadre du festival MUSICA

de Strasbourg le 6 Octobre 2006. Il a été pensé, dès l’origine,

sous une forme musicale de spectacle vivant.

La Figue de Francis Ponge, c’est un poème, en boucle

qui se décline sous toutes ses coutures.

C’est un poème (lafigue) qui se défait, une à une, de toutes ses peaux.

C’est plus de cent fois le même poème. Tiré du livre

Comment une figue de paroles et pourquoi dont le principe,

décidé par Ponge lui-même, est de publier tous les brouillons

et manuscrits d’un seul poème, sans choix ni restriction d’aucune sorte.

C’est la naissance de la figue-poème ou comment représenter le poème

sous la forme d’une figue. L’Art de la fugue de Jean-Sébastien Bach

comme l’écho continu du poème-figue.

Pour cet Art, Bach a multiplié les possibilités d’orchestration:

claviers, cordes, instruments à vent…

Cet Art est la multiplicité, l’infinitude musique. Il existe pour se décliner.

C’est toujours la même phrase qui, par contrepoints, autrement, s’élabore.

C’est une oeuvre elle aussi inachevée.

J’ai demandé au compositeur Johannes Schöllhorn de réécrire

L’art de la fugue de Jean-Sébastien Bach

et c’est par un jeu d’anamorphoses qu’il a construit plusieurs

des sept mouvements sur lesquels s’ornemente mon projet.

L’œuvre de Johannes Schöllhorn confronte depuis toujours

la tradition musicale et le contemporain, par un travail de transcriptions. 

Figue et Fugue mêlées pour parler entendre et à voir comment

quelque chose se forme et comment toute forme se décline.

Un orchestre (la fugue) interprétant l’un, une récitante (la figue)

interprétant l’autre, principe de la variation ou du contrepoint. 

Performance captation audio