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cinéma

KINTSUGI

un film tourné au Costa Rica en 2023, production Envers Compagnie, 2025.

Un film écrit et réalisé

 par Manuela Morgaine

Image & Son & Voix : Manuela Morgaine

Montage image & son & Musique originale : Samuel Didi

Le Kintsugi – jointure en or – est une méthode japonaise de réparation des porcelaines ou céramiques brisées avec de la laque saupoudrée de poudre d’or.

Spirituellement, le Kintsugi choisit de montrer la brisure et la réparation de l’objet comme faisant partie de son histoire au lieu de les dissimuler.

Il symbolise la résilience, la beauté des cicatrices de la vie, la transformation des lignes de failles en lignes de forces.

Je pense comme une montagne. Je respire comme une jungle. Je grimpe et me balance comme un singe. Je suis une nature, Pura Vida. Je suis Archipel. Je suis un ensemble d’îles. Je suis continents. Je suis le Tout-Monde. Je suis le Monde sans fin. Je suis avant la fin du monde. Je suis la forêt vierge encore intacte. Sous mes yeux ce sont toutes les formes du vivant avant l’existence même du premier Atlas. Avant l’existence même d’une frontière, avant l’existence même de toute différence, de tout gouvernement, avant l’existence même de toute injustice, de toute violence, de toute terreur humaine. Je suis au temps de la prédation animale. Je suis à l’âge lacté. A l’âge de jouvence. Je suis préhistoire. C’est là, au cœur du Costa Rica, dans la péninsule d’Osa, au sud-ouest, le long de l’océan pacifique. C’est le Corcovado. Je suis le parc naturel le plus intense au monde en diversité biologique. Je suis forêt, je suis forêt de montagne, je suis forêt de nuages, je suis forêt de plaine, je suis forêt marécageuse, je suis le Yolillal, le marécage herbacé, je suis mangrove. Je réduis les catastrophes naturelles liées au changement climatique. Je fabrique de la biomasse, des espèces ligneuses comme le palétuvier. Je suis palétuvier avec mes pneumatophores et mes racines échasses. Je suis oxygène pour les racines immergées. Pura vida. Au Costa Rica, dans la Péninsule d’Osa, au cœur du Parc Naturel du Corcovado, pour la première fois j’ai pensé comme une montagne, j’ai respiré comme une jungle, j’ai grimpé et je me suis balancée comme un singe. Pour la première fois, ici, le paradis n’est plus perdu.

PRIX DU MEILLEUR COURT-MÉTRAGE EXPÉRIMENTAL ÉTRANGER AU LONDON INTERNATIONAL FILM FESTIVAL 2025.

Prix « Beyond the stars »


POUR WAAD

Un film d’archives de la Syrie avant la guerre

En production Envers Compagnie & Utopie Films, 2021

Projeté pour la première fois lors du festival

UN ÉTAT DU MONDE, FORUM DES IMAGES, PARIS 2021.

Meilleur documentaire
Festival international d’Istanbul,

Varese Film Festival,
Jaipur International Film Festival,
Andromeda Film Festival,
Five Continents film festival,
New Dehli International Film Festival.

POUR WAAD est une lettre de cinéma, en écho au film POUR SAMA

réalisé à Alep en 2016 par la réalisatrice et journaliste syrienne Waad Al Kateab.

Composé uniquement d’archives tournées dans la Syrie d’avant la guerre,

entre 2005 et 2007, POUR WAAD vient opposer

et superposer à des images traumatiques de morts et de destructions,

des images de vivants et un patrimoine somptueux.

Site du film

Bande-Annonce


FOUDRE

une légende en quatre saisons

Produit par Mezzanine Films & Envers Compagnie, 2013

PROJETÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS AU FESTIVAL INTERNATIONAL DE ROTTERDAM 2013

SECTION BRIGHT FUTURE.

Cette fresque est un cinéma en zig zag, à l’image des ramifications de l’éclair.

Il décline son sujet dans plusieurs pays du monde

et sur plusieurs siècles, simultanément,

sous une forme documentaire et légendaire. 

Site du film

Prix de la recherche la plus fructueuse des sources de l’Impossible

Festival de Saint Petersbourg 2013

Prix du Meilleur film Festival Cinemistica de Grenade 2019

Coffret DVD édité par SHELLAC

Dessin de tournage, Guinée Bissau, 2005.
Alex Hermant

VA

Un Ciné-Concert

Film 35mm, 22′ – 1999.

En 1756, à trente deux ans, Casanova s’évade de la prison des Plombs

à Venise. A soixante deux ans, en langue française, il en fait le récit.

Fuite re-composée de toutes pièces par un libertin qui re-voit défiler sa vie.

Va joue dans ce temps différé, réimaginé.

Plan d’évasion à travers les mots(l’acteur)

puis à travers les sons (le bruiteur).

Tragi-comédie d’un homme tout seul à rejouer sa vie.

Va est une performance ou ciné-concert.

Va est le mot spectre de Casanova. Va joue comme la relique d’un personnage mythique, ce qu’il en reste.

Un film de 35 mm est projeté sur un écran en extérieur ou en intérieur

(à définir selon les lieux possibles) devant lequel se trouve un bruiteur.

Un plan séquence, parlant, donne à voir et à entendre la fuite de la prison

des Plombs de Casanova, en 1756, à Venise interprété par l’acteur Yann Collette.

Pendant tout le récit qui va de 1756 à nos jours,

il court sur un tapis de course mécanique.

Puis une série de gros plans du visage de Casanova, muets,

extraits du plan séquence précédent, amplifient la dimension

d’une mémoire recomposée.

Un bruiteur, Cyril Hernandez, face à l’écran, devant ses valises

remplies de ses accessoires (clés, draps, bruits de pas…)

recompose en sons, le plan d’évasion.

L’évasion de Casanova, course folle du héros vénitien, en 1756,

semble durer jusqu’à notre vingt et unième siècle dans l’espace

de la performance qui dure 22 minutes.


POSTHUMES

Film 16mm noir et blanc, 11′, 1994

Production: Envers Compagnie & Bibliothèque Municipale de Nantes

Poème cinématographique in memoriam.

Il va de la rue Saint Denis (la chair) à la Basilique Saint Denis (la pierre),

fait des corps des lieux de représentation, sussure des messes basses aux morts,

tente de leur arracher un souffle.

Voir le film